Google Prothese de genou : quand faut-il se faire opérer?
Chaque page de ce site est écrite par le Dr. J.E. Perraudin : date de mise à jour :7 03 2017

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Prothèse du genou : quand faut-il opérer ?

 

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arthrose du genou

 

prothèse de genou

 

 

 

 

La prothèse de genou vise à remplacer le cartilage usé au niveau de l'articulation. Si c'est une intervention fréquente ( 50 000 prothèses de genou sont posées chaque année en France), il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'une intervention lourde. Elle présente des risques de complications comme toute intervention chirurgicale.

trois critères dictent la conduite à tenir pour le chirurgien :

  • la gène fonctionnelle, le handicap : marche et périmètre de marche (ce que le patient peut marcher avec ou sans béquilles), escaliers, position assise, douleurs nocturnes,...
  • la destruction articulaire, la déformation du genou
  • l'âge qui doit être, en règle générale, supérieur à 60 ans.

L'état général (état cardiovasculaire, poids, diabète, neurologique, ..) est bien sûr à prendre en compte.

La durée de vie de la prothèse ?

Une prothèse totale de genou dure en moyenne entre 15 et 20 ans voire plus . Quelquefois, cependant, la durée de vie de la prothèse est écourtée, suite à une complication comme un descellement ou une malposition. entraînant une usure plus rapide et la reprise de la prothèse.

Mais chez ce patient, existe-t'il des facteurs particuliers qui peuvent faire penser que la durée de vie de la prothèse sera plus courte? Oui pour l'obésité bien sûr, oui aussi si la pose de la prothèse semble particulièrement difficile chez ce patient (grosse déformation du genou par exemple), oui aussi si c'est déjà une reprise de prothèse (la durée de vie prévisible baisse en cas de changement de prothèse), etc ...

En pratique, il est impossible d'affirmer à ce patient que SA prothèse durera x années; c'est l'avenir qui le dira.

L'efficacité du traitement médical

Permet de repousser la date et il faut essayer les différentes possibilités (médicaments, injections intra articulaires de corticoides, acide hyaluronique (viscosupplementation); rééducation; exercices quotidiens; port de semelles; genouillères,...).

Ce traitement permet parallèlement de se faire à l'idée de l'intervention et de voir grandir sa motivation.

Et le patient (moi, toi, lui)? : quels sont les critères sur lesquels je peux fonder ma décision de me faire opérer?

Les critères du patient

- Facteurs poussant vers l'intervention

  • les douleurs handicapantes malgré le traitement médical mais le ras-le-bol d'avoir mal risque de le pousser à prendre une décision trop rapide.
  • les difficultés grandissantes pour monter et descendre des marches
  • la déformation du membre
  • se donner la permission vis-à-vis des autres (conjoints malades ou dépendants, ...
  • le temps qui passe (après, je serai trop vieux)

- Facteurs limitants, freinant la décision

  • la peur de la douleur post opératoire : lui expliquer qu'elle sera prévenue, évaluée et traitée par les moyens actuels (infiltrations locales pendant l'intervention, bloc nerveux post opératoires, médicaments anti douleurs, ...)
  • la peur de la rééducation (réputée difficile pour le genou) souvent améliorée par prise de contact pré opératoire avec son kiné
  • la peur des complications : rôle du chirurgien et de l'anesthésiste dans la préparation de l'intervention pour rassurer le patient sans cacher pour autant la réalité mais en lui montrant qu'ils font ce qu'il faut pour les minimiser.

En pratique

Quand les trois critères du chirurgien sont remplis et que l'état général le permet, je pense qu'il faut aider le patient à prendre sa décision en lui apportant les informations nécessaires et en l'écoutant.

Il me semble important de valider la demande du patient en lui faisant préciser ce qu'il attend de l'intervention du chirurgien et de la prothèse. Le bon résultat futur sera lié à la validation de ses espoirs; il est donc important de ne pas le faire fantasmer d'un résultat possible mais incertain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par figaro icon Nathalie Szapiro-Manoukian - le 07/06/2013

La décision de poser une prothèse du genou se fait en fonction de la gêne du patient, si possible après 60 ans, étant donné la durée de vie limitée de la prothèse.


La prothèse du genou vise à remplacer une articulation du genou trop usée pour vaquer à ses occupations quotidiennes - marcher, descendre ou monter des escaliers, etc. - en dépit d'un traitement médical bien conduit.
«Peu importe que la radiographie montre une arthrose très évoluée, car on opère une personne en fonction de sa gêne et non pas en fonction de sa radiographie. De plus, c'est bien le traitement médical de l'arthrose qui doit primer: il faut donc épuiser toutes les possibilités existantes (antalgiques, anti-inflammatoires, infiltrations, kinésithérapie, port de semelle orthopédique pour compenser un éventuel défaut d'axe, etc.) avant d'envisager l'opération», insiste le Pr Francis Berenbaum (rhumatologie, hôpital Saint-Antoine).
Longévité de quinze à vingt ans
Les autres interventions, plus légères et pratiquées dans l'espoir de retarder la pose d'une prothèse de genou, comme le lavage articulaire ou le débridement articulaire avec ou sans méniscectomie, ont de moins en moins la cote: «On s'est aperçu que ces interventions ne faisaient, le plus souvent, pas mieux que la kinésithérapie et ne retardaient aucunement la pose d'une prothèse», poursuit le Pr Berenbaum.

Étant donné que la durée de vie d'une prothèse du genou est de quinze à vingt ans, on évite au maximum de la poser avant 60 ans, sauf s'il n'y a pas d'autre choix parce que la gêne est trop invalidante, ce qui se voit par exemple en cas de séquelle d'un gros traumatisme avec arthrose précoce. On évite d'autant plus d'opérer trop tôt que plus une personne est jeune et plus le risque qu'elle sollicite davantage sa prothèse est élevé, ce qui diminue d'autant la longévité de celle-ci.
Or changer une prothèse du genou pour une autre prothèse est encore possible, «mais cela se fait au prix d'une intervention souvent plus compliquée, avec une prothèse de révision, ainsi appelée lorsqu'elle doit pallier une mauvaise qualité osseuse et/ou une mauvaise tenue des ligaments latéraux. Ainsi, ces prothèses sont parfois dotées de tiges (ou quilles) rentrant à l'intérieur de l'os fémoral ou tibial», souligne le Dr Simon Marmor, chirurgien orthopédiste (hôpital Croix-Saint-Simon, Paris).
Pas n'importe quel sport
Avant de penser «intervention», il faut également être sûr que l'on souhaite être opéré pour de bonnes raisons, sous peine de déception. «Certaines personnes viennent nous voir, car leur arthrose du genou les gêne dans la pratique de leur sport. Elles pensent qu'une prothèse du genou va leur sauver la mise. Mais en réalité, tous les sports qui sont sources de micro-impacts (comme le VTT, le judo, le rugby, etc.) deviennent interdits après la pose d'une prothèse du genou, car le risque est trop important de survenue de micro-fractures aboutissant à terme, à un descellement», insiste le Dr Guillaume Grosjean (chirurgien orthopédiste, CHU Cochin à Paris et Clinique Ambroise-Paré à Neuilly-sur-Seine).
Pour autant, la prothèse du genou n'interdit pas le sport (après rééducation), mais pas n'importe lequel: «Restent notamment autorisés, la randonnée, le golf, la natation, le vélo en terrain plat, la voile et pourquoi pas le ski, à condition de le pratiquer hors saison (moins de risque de collision) et sur des pistes adaptées à son niveau. Tout est question de limites!», note le Pr Berenbaum.