Google Déroulement de la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur
Chaque page de ce site est écrite par le Dr. J.E. Perraudin : date de mise à jour :02 / 2 / 2016

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Le Ligament croisé antérieur

La ligamentoplastie : reconstruction du ligament par une greffe tendineuse.

Anatomie du ligament croisé antérieur.

Rôle du ligament croisé antérieur

Mécanisme de rupture : l'entorse.

Conduite à tenir devant une entorse de genou .

Diagnostic de la rupture du ligament croisé antérieur

Conséquences de la rupture du ligament croisé antérieur

Faut-il se faire opérer?

Préparer son intervention

Principe de la ligamentoplastie

Les différentes greffes

Les deux faisceaux du LCA

Technique chirurgicale

L'intervention en un seul jour : en Ambulatoire

La rééducation post-opératoire

Complications de la chirurgie du LCA

 

 

 

 

 

 

 

 

Déroulement de l'intervention

L'intervention consiste à remplacer (ligamentoplastie) le ligament croisé antérieur ("LCA") rompu par une greffe tendineuse prélevée chez le patient .


Prélèvement de la greffe  (sans garrot) :


- Prélèvement de deux tendons ischio-jambiers: le droit interne et le demi-tendineux (d'où l'appellation de l'intervention : "D.I.D.T"). Ce prélèvement est réalisé par une incision de deux cm environ, avec un instrument appelé "stripper".
- Les deux tendons sont ensuite associés pour former une greffe de 9 cm de longueur pour un diamètre de 9 mm environ.

Temps arthroscopique


Après gonflage du garrot : deux petites incisions sont réalisées pour la caméra et l'instrument. Puis exploration de l'articulation (ligament restant  et de rechercher les lésions méniscales et cartilagineuses)


- Lésions méniscales :

Méniscectomie partielle :
  • ablation du fragment "cassé" du ménisque en laissant la partie intacte ou correcte
  • seules les lésions instables des ménisques sont enlevées;
  • une lésion stable (peu mobile) est laissée en place en espérant sa cicatrisation grâce à la stabilisation du genou par la ligamentoplastie.
Suture méniscale :
  • Si une lésion instable est suturable (sujet jeune, gros fragment, type favorable de la lésion), la suture se fait pendant ce temps arthroscopique :
    • Après avivement des berges de la lésion,
    • la suture met en contact les surfaces méniscales,
    • permettant une éventuelle cicatrisation biologique.
  • Si la cicatrisation ne se fait pas ou si elle est incomplète,
    • le fragment peut devenir mobile et gènant
    • et donc nécessiter une nouvelle arthroscopie pour enlever les fragments mobiles
        • Ce risque de non cicatrisation et de nouvelle intervention, doit être pris, si la lésion le permet, pour essayer de conserver ce facteur de protection des cartilages que représentent les ménisques.


- Lésions cartilagineuses :

elles sont d’autant plus fréquentes que l’instabilité est ancienne et que le patient est agé.

- Repérage des zones d'insertion du LCA avec précision.


Création des tunnels osseux, l’un tibial, l’autre fémoral sous contrôle arthroscopique.

  • Une broche est d'abord posée avec un viseur.
  • Lorsque la position est satisfaisante, la mèche perforée, de la taille de la greffe, est glissée sur la broche.


La greffe est ensuite passée dans les tunnels

  • Fixation fémorale par un Endobutton  (non résorbable)
  • Mise sous tension de la greffe
  • et fixation tibiale par une Vis d’interférence résorbable
  • associée à une agrafe métallique (non résorbable) au niveau du tibia.
  • Notez que l'endobutton peut être associé ou remplacé par une vis d’interférence.


Fermeture

des incisions "plan par plan" avec des fils résorbables sur la peau, le tout étant recouvert de petits ruban adhésifs (stéristrips).

Durée de l'intervention :

45 minutes en moyenne dont 30-35 mn de garrot selon les gestes réalisés.

Drainage par des « tuyaux » (redons) :

  • Le risque principal post-opératoire est le saignement dans le genou,
    • toujours présent et qui entraine un gonflement du genou (Hémarthrose).
    • Ce gonflement, banal le plus souvent, peut être plus important et douloureux car sous tension;
    • pour soulager la douleur et permettre la rééducation, cette hémarthrose nécessite alors un lavage du genou au bloc opératoire sous anesthésie.
  • Le drainage post-opératoire
    • consiste à poser un ou deux tuyaux (drain de "redon") dans le genou ou dans un site opératoire avant de fermer les cicatrices.
    • Ces tuyaux sont reliés à une bouteille en plastique sous vide qui aspire le liquide dans le genou ou dans le site opératoire.
    • Le ou les tuyaux sont enlevés en tirant dessus lors du changement de pansement , en général le lendemain de l'intervention.
    • l'expérience montre
      • qu'il est plus difficile de faire ses exercices (ecrase-coussin par exemple) avec les drains dans le genou.
      • que l'ablation du redon, n'est pas agréable pour le patient même si la douleur éventuelle est très brève.
      • que le drainage par redon n'empêche pas l'apparition d'une hémarthrose douloureuse vers le 3-4 ème jour et donc un lavage du genou sous anesthésie.
  • De nombreux patients sont opérés en ambulatoire et sortent donc le jour même sans drainage et ces patients n'ont pas plus d'hémarthrose que les patients "drainés".

Pour toutes ces raisons, je ne mets pas de drains de redon dans le genou opéré.

 

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